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Vacciner son lapin : myxomatose et VHD, même en appartement

Mains soulevant délicatement la peau du dos d'un lapin calme, dans un contexte de soin

Il existe deux maladies contre lesquelles on ne peut rien une fois qu’elles sont déclarées. Pas de traitement, pas de recours : on assiste.

La bonne nouvelle, c’est qu’un vaccin annuel les prévient toutes les deux.

Contre quoi on vaccine

Trois maladies, toutes mortelles : la myxomatose, la VHD1 et la VHD2 — la maladie hémorragique virale, dans ses deux formes.

Un vaccin recombinant couvre aujourd’hui les trois en une seule injection sous-cutanée, avec un rappel annuel. La durée d’immunité est d’un an, et la protection s’installe environ trois semaines après l’injection — ce qui suppose d’anticiper avant une période à risque, comme l’arrivée de l’été et des moustiques.

« Mon lapin ne sort jamais »

C’est l’objection la plus fréquente, et elle repose sur une idée fausse : celle que le danger vient du contact avec d’autres lapins.

La myxomatose se transmet par des insectes piqueurs — moustiques, puces, tiques. Un moustique entre par une fenêtre. Une puce arrive sur le chien ou le chat de la maison. Aucun contact entre lapins n’est nécessaire.

La VHD est un virus très résistant dans le milieu extérieur. Il survit longtemps hors de l’animal, et se transporte sur des semelles, des vêtements, du fourrage. Vous marchez dans l’herbe d’un parc où un lapin sauvage malade a uriné la semaine précédente ; vous rentrez ; votre lapin renifle vos chaussures.

Un lapin strictement d’intérieur est donc exposé. C’est contre-intuitif, mais c’est ainsi.

Ce que font ces maladies

Autant le dire clairement, sans complaisance ni sensationnalisme — parce que c’est ce qui motive la décision de vacciner.

La myxomatose. La tête gonfle. Des œdèmes purulents apparaissent autour des yeux, sur les oreilles, sur les parties génitales. L’animal s’affaiblit, respire de plus en plus mal, et meurt d’épuisement et d’étouffement en une à deux semaines.

La VHD. C’est brutal. Le lapin va bien le matin. Le soir, il convulse, pousse un cri, saigne parfois du nez, et meurt. Le foie est détruit ; il s’agit d’une hémorragie interne massive. La mortalité approche 100 %.

Dans les deux cas, il n’existe pas de traitement curatif. On peut seulement soulager.

Carnet de santé de lapin ouvert sur la page de vaccination, avec la date du rappel annuel
Un rappel par an, noté dans le carnet : c’est tout ce que demande la prévention.

VHD1 et VHD2

La VHD2 est apparue en 2010. Pour un propriétaire, deux différences comptent :

  • elle atteint aussi les très jeunes lapereaux, que la forme classique épargnait davantage ;
  • elle présente des formes moins foudroyantes, où l’animal agonise sur plusieurs jours au lieu de mourir en quelques heures.

Les vaccins actuels couvrent les deux types, ce qui n’a pas toujours été le cas : si votre lapin a été vacciné il y a longtemps avec un produit ancien, vérifiez la couverture auprès de votre vétérinaire.

Compléments

Herbes séchées et soutien du transit.

Calendrier, coût, effets secondaires

Âge. La vaccination est possible dès cinq semaines. Chez un lapereau dont la mère était vaccinée ou immunisée, les anticorps maternels peuvent réduire l’efficacité du vaccin : dans ce cas, on attend sept semaines.

Rythme. Un rappel annuel, sans exception. Notez la date : une immunité expirée ne protège plus.

Coût. De l’ordre de 60 à 85 € pour la consultation et l’injection, selon les cliniques et les régions.

Effets secondaires. Généralement bénins : une apathie de vingt-quatre heures, et parfois un petit nodule au point d’injection dans la région du cou, qui disparaît seul en quelques semaines. En revanche, un refus de s’alimenter après la vaccination n’est pas normal et justifie d’appeler — chez le lapin, l’arrêt de l’alimentation ne s’observe jamais.

Ce qu’il faut retenir

  • Trois maladies, un vaccin, un rappel par an. C’est l’un des postes qui pèsent le plus sur l’espérance de vie d’un lapin.
  • Vivre en appartement ne protège pas : moustiques, puces et semelles suffisent.
  • Aucun traitement curatif n’existe. La mortalité de la VHD approche 100 %.
  • Dès 5 semaines, ou 7 en présence d’anticorps maternels.
  • 60 à 85 € par an, protection acquise trois semaines après l’injection.
  • La VHD2, apparue en 2010, touche aussi les lapereaux : vérifiez que votre vaccin la couvre.

Le calendrier vaccinal se discute avec votre vétérinaire en fonction de votre région, de la présence de lapins sauvages alentour et du mode de vie de l’animal. En cas de doute sur la validité d’un rappel, mieux vaut appeler que supposer.

Entretien du logement

Litières et nettoyants sans danger pour un herbivore.

Questions fréquentes

Contre quoi vaccine-t-on un lapin ?
Contre trois maladies mortelles : la myxomatose, la maladie hémorragique virale de type 1 (VHD1) et celle de type 2 (VHD2). Un vaccin recombinant couvre aujourd'hui les trois en une seule injection sous-cutanée, avec un rappel annuel. La protection s'installe environ trois semaines après l'injection, ce qui suppose d'anticiper avant une période à risque.
Faut-il vacciner un lapin qui vit en appartement ?
Oui. La myxomatose est transmise par des insectes piqueurs — moustiques, puces, tiques — qui entrent dans un logement, les puces étant fréquemment introduites par un chien ou un chat. La VHD, elle, est causée par un virus très résistant dans l'environnement : il peut être rapporté sur des semelles, des vêtements ou du fourrage. Un lapin strictement d'intérieur reste donc exposé.
À quel âge vacciner, et à quel rythme ?
La vaccination est possible dès cinq semaines. Chez un lapereau dont la mère était vaccinée ou immunisée, les anticorps maternels peuvent réduire l'efficacité du vaccin : dans ce cas, il est conseillé d'attendre sept semaines. Ensuite, un rappel annuel suffit, la durée d'immunité étant d'un an.
Combien coûte la vaccination d'un lapin ?
Comptez de l'ordre de 60 à 85 euros pour la consultation et l'injection, selon les cliniques et les régions. C'est un budget annuel modeste au regard du risque : ni la myxomatose ni la VHD ne disposent de traitement curatif, et la mortalité de la VHD approche 100 %.
Quels sont les effets secondaires du vaccin ?
Ils sont généralement bénins. L'animal peut être un peu apathique pendant vingt-quatre heures. Un petit nodule apparaît parfois au point d'injection, dans la région du cou, et disparaît spontanément en quelques semaines. Toute réaction marquée ou prolongée — refus de s'alimenter en particulier — justifie d'appeler le vétérinaire.
Quelle différence entre la VHD1 et la VHD2 ?
La VHD2 est apparue plus récemment, en 2010. Pour un propriétaire, deux différences comptent : elle atteint aussi les très jeunes lapereaux, que la forme classique épargnait davantage, et elle présente des formes moins foudroyantes où l'animal agonise sur plusieurs jours. Les vaccins actuels couvrent les deux types.

Sources

  1. Nobivac Myxo-RHD Plus — résumé des caractéristiques du produitAgence européenne des médicaments (EMA)consulté le 10 août 2026
  2. Nobivac Myxo-RHD Plus — aperçu du médicamentAgence européenne des médicaments (EMA)consulté le 10 août 2026
  3. Point sur la vaccination du lapin de compagnieAssociation Marguerite & Cieconsulté le 10 août 2026